Tunnel Of Love

Live 75/85
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Tunnel Of Love
Date de Parution: 09-10-1987

1. Ain't Got You
2. Tougher Than The Rest
3. All That Heaven Will Allow
4. Spare Parts
5. Cautious Man
6. Walk Like A Man
7. Tunnel Of Love
8. Two Faces
9. Brilliant Disguise
10. One Step Up
11. When You're Alone
12. Valentine's Day
 
       Notes:

Après la tournée "Born in the USA", le Boss fit quelques sessions seul dans son home studio de Los Angeles. On ne sait pas trop ce qui y fut enregistré, mais la sortie du Live75/85 avant la fin de l'année l'occupa en parallèle. Après la sortie du box (énorme succès mondial), il enregistra cette fois dans son studio du New Jersey avec une partie du EstreetBand, des morceaux qui furent ensuite mixés au "Hit Factory" et constitua une partie de "Tunnel".

Puis en Mai 1987, cherchant à se démarquer de l'album précédent, il enregistra d'autres morceaux avec d'autres musiciens de Country, sur la Côte Ouest à Los Angeles au studio "A&M". On parle de Jay Dee Maness (pedal steel), Richard Greene (violon) et James "Jimmie" Wood (harmonica)... Quelques musiciens du EStreetBand furent aussi invités et le seul morceau à avoir fait surface de ces sessions est "One Step Up". L'existence de cet album qui n'est jamais sorti a été confirmé par le boss lui même.

La majeure partie de l'album "Tunnel Of Love" est le prolongement des enregistrement que Bruce a fait pour préparer les 2ème sessions de "Born inthe USA" : son garage ou sous-sol s'est transformé en home-studio : Springsteen a commencé par mieux s'équiper chez lui, avec une console de type DDA ou Trident (des photos de lui en train d'enregistrer sont dans "SONGS"). Son clair mais pas trop (SSL), bonne dynamique.

Après le méga carton du son hyper-percussif de "Born in the USA", le Boss change à nouveau de cap pour des chansons de "grands" avec des problèmes de "grands" : des chansons d'amour.
Peu des EStreeteurs sont présents et ça s'entend un peu : boite à rythme, synthés, même certains choeurs, beaucoup sont l'œuvre du Boss, pas de sax (Clarence Clemons est présent uniquement pour les choeurs de "When You're Alone"...). Le son n'est pas très travaillé, à part peut-être "Tunnel" et "Spare Part". Le tout a été quand même mixé en studio pro, avec des réverb numériques de bonne qualité. Ce n'est pas un album aux mélodies secondaires très riches, mais un album "quasi-solo". D'ailleurs à la sortie de "The Rising", Shore Fire Media qui gère les relations presse de Springsteen, présenta l'album comme le premier album avec le E Street Band depuis "Born In The USA".

Des "défauts" de sons sont tout de même surprenants pour un disque de cette envergure, peut-être est-ce dû à la volonté du Boss : Le son des guitares indique clairement que la guitare n'est pas passée par la case "ampli", mais directement dans la console (particulièrement sur "Spare Parts", au son froid et presque "craquant"). On retrouvera en partie ce son sur les 2 opus suivants (HT/LT).

Niveau concordance thématique/sonorités, le message des morceaux est clair, il n'y a pas de sens caché. Parallèlement à un ESB en retrait, l'album est le plus tourné vers l'intérieur, le plus introspectif depuis "Darkness On The Edge Of Town". En effet, son premier mariage battait de l'aile et si elles essaient de faire le tour de ce qu'est un "couple", les chansons contiennent de la mélancolie. Springsteen confia avoir écrit dans "un état d'agitation émotionnelle intérieur". "Two Faces", "One Step up" ou "Brillant Disguise" évoquent bien ce trouble et cette incertitude. Enfin, le thème de la relation avec le père est évoqué d'adulte à adulte avec "Walk Like a Man". Ses facettes sont définitivement multiples mais personnelles.

Merci à J99!

 
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